Millions earn daily. This Cameroonian startup wants banks to lend to them.

Lina Kacyem


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Au Cameroun, les conducteurs de moto-taxi appellent ça le « bend-skin ».

Le nom vient des nids-de-poule : on plie la peau à chaque secousse, en serrant fort ses affaires et son cœur encore plus fort. Les moto-taxis ont envahi les rues camerounaises après la dévaluation du franc CFA en 1994, quand le pays a laissé se dégrader les infrastructures de transport public et qu’une génération entière de jeunes sans emploi a trouvé dans la moto le chemin le plus rapide vers un revenu.

Plus de trente ans plus tard, cette moto reste l’actif qui sépare un conducteur d’un salaire. La plupart des conducteurs ne la possèdent toujours pas.

Ce simple constat — qu’on retrouve chez les vendeurs de smartphones, les couturières, les aviculteurs et les commerçants — est le point de départ pour comprendre pourquoi une entreprise comme BEE



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